On a tous blĂąmĂ© la HyĂšne. On l’a tous jugĂ©e et condamnĂ©e. Sur quoi nous nous sommes fondĂ©s pour dire ou penser qu’elle est la plus immonde et la plus mauvaise parmi les animaux sauvages ? Y a-t-il un « code d’honneur » qui rĂ©git la survie dans la jungle et que notre « mystĂ©rieux ennemi » transgresse pour le simple plaisir ? Quand le Lion ou le Tigre tue un malchanceux antilope, c’est pour obĂ©ir Ă  la loi de la survie. Mais quand c’est la HyĂšne qui chasse, piĂšge et achĂšve sa proie, c’est ignoble et dĂ©goĂ»tant.
Et malheureusement, c’est de la mĂȘme façon que nous traitons nos semblables. Avec des prĂ©jugĂ©s infondĂ©s et souvent basĂ©s sur une mĂ©prise de la condition sociale de la personne jugĂ©e.

Autrui

Nous sommes le Jour du Jugement dernier. C’est ton tour. Devant le Seigneur, tes actes de dĂ©votion et tes bienfaits rĂ©alisĂ©s au courant de ta vie prennent largement le dessus sur tes pĂ©chĂ©s. La balance penche du bon cĂŽtĂ©. Tu es lĂ  devant LUI qui te dit: Alors mon cher serviteur, toi qui m’as servi sur terre avec brio, que veux-tu que Je fasse pour toi ?

À ta droite, tu aperçois le Paradis et ses merveilles innommables. À ta gauche, il y a l’Enfer qui bouillonne et se dĂ©chaĂźne. DerriĂšre toi, des milliards de crĂ©atures en attente de leur jugement et qui peut-ĂȘtre, t’envient tellement ce moment...
Prie Dieu qu’IL te fasse comprendre, quand ce moment va arriver, que c’est une question piĂšge. Et surtout Prie le Seigneur de t’accorder le Salut Éternel.

Sais-tu ce que c’est que le Salut Éternel ?
C’est de pouvoir LUI rĂ©pondre avec conviction : Je ne veux rien d’autre Ô mon Dieu que l’accomplissement de Ta VolontĂ©. Quelle qu’elle soit ! Et tu sauras qu’IL t’a donnĂ© le Salut Ă©ternel quand IL te dĂ©signera le chemin de l’Enfer et que tu Ă©prouveras un immense plaisir Ă  t'y diriger tout simplement parce que c’est Sa VolontĂ©.
Puisse-t-Il nous gratifier de Son Salut éternel et que chacune de Ses Volontés soit une source de jouissance pour nos ùmes. Amen !

Autrui 

Je m'appelle Amadou et j'ai 31 ans. Je suis nĂ© dans un village du Fouta que j'ai dĂ» quitter Ă  l'Ăąge de 12 ans pour venir vivre avec un de mes oncles qui est commerçant Ă  Dakar. J'ai dĂ» quitter l'Ă©cole aprĂšs mon Ă©chec Ă  l'examen du Bfem. Il faut dire que j'ai trĂšs tĂŽt goĂ»tĂ© aux dĂ©lices de l'argent en gĂ©rant, par intermittence, certains magasins qui appartenaient Ă  mon oncle. Et cela m'a peu Ă  peu Ă©loignĂ© du goĂ»t des Ă©tudes.
Il y a Ă©galement le fait qu'au collĂšge, tous mes camarades avaient dĂ©crochĂ© leur premiĂšre copine, sauf moi. Aucune fille ne voulait sortir avec moi parce que j'Ă©tais bigle. Il m'arrivait mĂȘme d'essuyer quelques remarques dĂ©sobligeantes sur ma façon de regarder, de la part de certains camarades de classe. Et il est trĂšs difficile pour un garçon ou une fille avec ce genre d'handicap, de ne pas faire attention aux moqueries de ses propres camarades. J'Ă©tais donc blessĂ© dans mon amour propre et dĂšs fois la seule façon pour moi de rĂ©parer le tort Ă©tait la bagarre. Et comble de l'humiliation, la plupart de mes ennemis me faisaient mordre la poussiĂšre. Les ados vivent souvent dans un monde cruel et sans pitiĂ©. Et quand j'en ai eu marre de me faire insulter et humilier, j'ai dĂ©cidĂ© tout bonnement de ne plus m'approcher des autres Ă©lĂšves. Il m'arrivait mĂȘme de rester des jours sans venir Ă  l'Ă©cole pour ne pas avoir Ă  subir les odieuses railleries des Ă©lĂšves.
Bref, j'Ă©tais presque soulagĂ© quand aprĂšs l'annonce des rĂ©sultats du Bfem, mon oncle m'a proposĂ© de venir lui Ă©pauler dans la gestion de ses magasins. Comme il n'avait jamais fait les bancs, il avait besoin de moi pour lui faire des factures et lire ses courriers. Il me laissait Ă©galement souvent la gestion des caisses...

AprĂšs trois annĂ©es d'apprentissage auprĂšs de mon oncle, je commençais Ă  maĂźtriser l'art de faire les affaires. Le matin, je faisais le tour de tous les magasins pour complĂ©ter le stock de marchandises et faire l'Ă©tat des ventes de la veille. L'aprĂšs-midi, je retournais au magasin central pour enregistrer tout dans l'ordinateur. Les choses marchaient trĂšs bien et mon oncle Ă©tait super content de m'avoir Ă  ses cĂŽtĂ©s. J'Ă©tais bien payĂ© et aprĂšs avoir envoyĂ© Ă  mes parents la moitiĂ© de mon salaire, je faisais les boutiques pour m'acheter les derniĂšres chaussures Ă  la mode et des habits trĂšs classes. CĂŽtĂ© matĂ©riel, je n'avais plus rien Ă  envier Ă  personne. Mon oncle avait construit une superbe et luxueuse villa R+2 dans le quartier trĂšs chic de SacrĂ©-Coeur 3 et j'occupais Ă  moi seul un appartement d'une chambre, salon et salle de bain intĂ©grĂ©e au deuxiĂšme Ă©tage.
Je suis Ă©galement allĂ© consulter un ophtalmologue pour remĂ©dier Ă  mon handicap. Il m'a prescrit des lunettes trĂšs chers qui devraient pouvoir masquer la direction trouble de mon regard. Maintenant, il ne me manquait plus qu'une copine pour ĂȘtre Ă  la hauteur des jeunes de mon Ăąge. Je me suis dit que normalement, dans cette ville cupide, l'argent doit pouvoir solutionner mon problĂšme. J'ai commencĂ© Ă  aborder des filles qui venaient faire leurs achats au magasin central. Mais mon complexe d'infĂ©rioritĂ© n'arrangeait pas les choses. Je ne savais vraiment pas comment m'y prendre pour courtiser une jeune fille et mon orgueil et ma fiertĂ© m'empĂȘchaient d'en parler aux employĂ©s de mon oncle.

A l'approche de l'anniversaire de mes vingt-cinq ans, j'ai enfin dĂ©cidĂ© de parler de mon problĂšme Ă  un employĂ© des magasins qui s'appelle Kalidou. Il habitait dans le trĂšs populaire quartier de Grand Dakar et les autres employĂ©s le dĂ©crivaient comme un Don Juan. Quand je lui ai dit que je n'avais jamais eu de petite amie dans la vie, Kalidou n'en croyait pas Ă  ses oreilles.

- "Tu ne serais pas homosexuel par hasard ?", m'a-t-il demandĂ©, trĂšs surpris.
- Souhan'Allah (Dieu m'en prĂ©serve). Tu es fou ou quoi ?
- Mais Amadou, tu as tout ce dont les filles rĂȘvent : De l'argent, un bel appartement, une voiture et un chauffeur Ă  ta disposition... Si tu n'as pas de copine, c'est parce que tu ne le veux pas.
- Tu n'as rien compris toi...
- Qu'est-ce qu'il y a Ă  comprendre, Ă  part que tu n'aimes pas les filles...
- Je ne sais pas parler aux filles. Je suis timide, complexĂ©...
- N'importe quoi. T'as mĂȘme pas besoin de parler, ta condition parlera pour toi. Donne-moi une minute...
Il sort son tĂ©lĂ©phone portable et compose un numĂ©ro : "Allo ! Aicha, j'ai besoin de toi oĂč est-ce que tu es prĂ©sentement ? ... hum !", Il cache le tĂ©lĂ©phone sur son dos et me chuchote doucement : "est-ce que ta voiture est disponible ?". Je lui dis oui d'un signe d'acquiescement et il continue avec l'autre au bout de la ligne : "D'accord, je t'envoie une voiture pour venir te chercher et t'emmener Ă  SacrĂ© Coeur 3. Ok ? A tout Ă  l'heure..."
- Tu vas voir, c'est une trĂšs belle fille. Elle cherche un petit ami en qui elle peut avoir confiance et ça tombe bien
- Et comment ça va se passer ?
- Comment ça, "comment ça va se passer " ? Je vais vous prĂ©senter et puis je vais vous laisser discuter...
- Ok allons chez moi avant qu'elle n'arrive

Quand la voiture a stationnĂ© devant nous et que la fille a ouvert la portiĂšre, j'ai failli tomber Ă  la renverse. Jamais je n'aurais imaginĂ© que Kalidou parlait d'une aussi belle et charmante fille. Aicha Ă©tait une jeune Ă©tudiante qui venait de Saint-Louis. Elle logeait dans une chambre Ă  Grand Dakar avec deux de ses copines Ă©tudiantes. Et ce jour-lĂ , aprĂšs que Kalidou nous a prĂ©sentĂ©s, je ne savais pas quoi lui dire vraiment. Je lui ai servi de la boisson et lui ai posĂ© deux ou trois questions sur sa famille, ses origines, sa vie... Et puis plus rien. AprĂšs une heure passĂ©e Ă  regarder un tĂ©lĂ©film sur l'Ă©cran plat qui dominait le dĂ©cor de mon appartement, elle a quittĂ© le fauteuil sur lequel elle Ă©tait sagement assise pour me trouver sur le canapĂ©. J'ai voulu reculer, mais elle s'Ă©tait dĂ©jĂ  jetĂ©e sur moi avant de mettre sa main dans mon pantalon. Pour la premiĂšre fois depuis ma naissance,  je gouttais aux dĂ©lices de la femme. Seulement, mon bonheur a trĂšs vite cĂ©dĂ© la place Ă  l'amertume et Ă  la dĂ©ception quand aprĂšs l'acte sexuel, la fille m'a demandĂ© de passer Ă  la caisse.
- Mais de quoi tu parles Aicha ?
- Comment ça, "De quoi je parle" ? Kalidou ne t'a donc pas dit que le service n'Ă©tait pas gratuit ?
- Tu es une prostituĂ©e ?
- Non, suis une Ă©tudiante qui essaie de joindre les deux bouts pour pouvoir payer le loyer, assurer le manger et le transport du mois.
J'Ă©tais sidĂ©rĂ©. Pour ne pas provoquer un scandale dans la demeure de mon oncle, je lui ai donnĂ© 20 mille Fcfa et elle s'en est allĂ©e.
Et quand j'ai appelĂ© Kalidou pour lui expliquer ce qui s'Ă©tait passĂ©, il m'a carrĂ©ment recommandĂ© d'utiliser mon argent pour s'offrir toutes les filles que je voulais. Mais c'Ă©tait pas ce que je recherchais. Moi, je voulais une petite amie avec qui construire une relation sĂ©rieuse.

Trois semaines aprĂšs mon rencard avec AichaKalidou a senti que je n'Ă©tais pas content de son service. Et comme j'Ă©tais le bras droit du patron, il a voulu se racheter. Il est venu au magasin central pour s'entretenir avec moi. Il m'a parlĂ© d'un trĂšs grand marabout qui avait des recettes miracles pour les problĂšmes de coeur.
Nous nous sommes rendus chez le monsieur qui n'Ă©tait pas si ĂągĂ© que je le pensais. Je peux mĂȘme dire qu'il Ă©tait aussi jeune que nous. Notre entretien avec le marabout a durĂ© moins d'une heure. Quand Kalidou lui a expliquĂ© ma situation, il s'est retirĂ© prĂšs d'un quart d'heure dans une autre piĂšce avant de revenir avec une bouteille de 33 centilitres contenant une potion.
- Tenez ceci, une fois chez vous buvez en trois gorgĂ©es avant d'asperger le reste sur votre lit. Les rĂ©sultats viennent une semaine aprĂšs l'utilisation.

Et c'Ă©tait parti. Exactement comme l'avait prĂ©dit le marabout, une semaine aprĂšs que j'ai utilisĂ© la potion comme il se devait, les filles commençaient Ă  me courir aprĂšs comme les mouches s'agrippent Ă  une mangue mĂ»re. La situation commençait mĂȘme Ă  me dĂ©passer. Elles me pourchassaient jusque dans mon lieu de travail et mon oncle piquait souvent une colĂšre noire en voyant ces "vautours", comme il les appelait, tourner autour de moi.
Cependant, la potion du marabout avait provoquĂ© un effet inverse. Je ne ressentais rien pour ces jeunes filles, pourtant plus belles et plus charmantes les unes les autres. Je les expulsais toutes les unes aprĂšs les autres, parce qu'elles me rĂ©pugnaient. Bref, j'Ă©tais incapable d'aimer ou mĂȘme de dĂ©sirer une fille.
Mon oncle dĂ©cida alors de me marier Ă  l'une de mes cousines qui Ă©tait au village. Une trĂšs belle fille du nom d'Aminata. Il appela mes parents qui lui donnĂšrent leur aval. Moi, je n'avais pas mon mot Ă  dire. Le mariage fut scellĂ© et mon Ă©pouse quitta le village pour me rejoindre Ă  Dakar.
Mon problĂšme reste que je suis incapable de dĂ©sirer une fille depuis que j'ai bu cette satanĂ©e potion du marabout. J'ai expliquĂ© ça Ă  Kalidou et nous sommes retournĂ©s chez lui pour qu'il trouve un remĂšde, mais il avait dĂ©mĂ©nagĂ©.
Les filles continuent de me courir aprĂšs et je suis incapable de consommer mon propre mariage depuis trois mois... Aidez-moi Svp !
Par Autrui


Patrice et Ramata s'aiment à la folie et sont ensemble depuis trois ans. Deux jeunes de 26 et de 24 ans qui ont surmonté leurs différences pour que trÎne l'amour. Patrice est un étudiant Diola (ethnie basée au sud du Sénégal dans la région de Casamance) de confession chrétienne. Ramata est une jeune Peulhe qui a quitté l'école en classe de troisiÚme secondaire, aprÚs son échec à l'examen du Bfem. Tous les deux sont originaires de la région de Kolda (au sud du Sénégal).
Mais comme dans toute relation amoureuse, il y a souvent un point sur lequel le couple n'a pas la mĂȘme opinion. Et celle-ci devient la source d'un problĂšme qui s'amplifie au fil du temps. De petites querelles engendrent des disputes plus ou moins sĂ©rieuses. Et un beau jour, la remarque de trop fait sortir Ramata de ses rĂ©serves : "Tu me rĂ©pĂštes depuis trois ans que tu m'aimes plus que tout, alors que tu gardes pour toi ce que tu as de plus cher...", lance Patrice.
En effet, Ramata est toujours chaste et aimerait garder sa virginité jusqu'au soir de ses noces. Mais pour Patrice, aimer une personne, c'est tout lui donner et ne rien attendre en retour. C'est avoir une confiance absolue en elle. Et la dispute éclate :

- Ramata : Qu'est-ce que tu veux dire par lĂ  ?
- Patrice : Tu le sais trÚs bien. J'ai tout laissé derriÚre moi pour toi. J'ai défié ma famille, mes amis, mes parents, pour toi, pour notre amour. Et je n'ai jamais rien attendu de toi, si ce n'est ton amour...
- Et moi je t'ai aimé malgré tout. Je te rappelle que j'ai été bannie par mes parents pour avoir aimé un catholique. Je vis chez une amie à 45 kilomÚtres des miens, pour toi uniquement. Donc qu'est-ce que tu veux de plus. Que dois-je encore faire pour te prouver que je t'aime ?
- Je veux tout. Je te veux toi en entier.
- Pour ça mon cher, il faudra d'abord m'épouser. Et pour m'épouser, il faudra d'abord te convertir à l'Islam
- VoilĂ  ce que je disais. Mais je ne te parle pas de religion moi. Je te parle d'amour. Je te parle de sacrifice.
- J'ai dĂ©jĂ  sacrifiĂ© ma famille pour toi. Ça ne te suffit pas ?
- Nous avons tous les deux sacrifié nos familles respectives
- Ne me demande pas de sacrifier mes croyances et ma foi sur l'autel de tes envies sexuelles
- C'est plus qu'une envie sexuelle ce que je te demande, ce serait la preuve irréfutable que tu te donnes entiÚrement à moi.
- Tu n'as pas le droit de me faire ça. Tu m'avais pourtant promis au dĂ©but que tu respecterais toujours mon vƓu de chastetĂ©...
- Tu l'as toi-mĂȘme dit. Tu ne te donneras jamais Ă  moi tant que je ne t'Ă©pouserai pas en tant que musulman. Et Dieu sait que je ne compte pas me convertir Ă  l'Islam. Alors dois-je comprendre que notre union est impossible ?
- Je t'aime et tu le sais. Mais Dieu est au dessus de tout pour moi
- Le Dieu que tu adores est le mĂȘme que j'adore. Et Il est Amour. Tu crois qu'Il laisserait Ses propres lois faire opposition Ă  Sa propre essence qui est l'Amour ?
- Pour moi, la meilleure façon d'adorer Dieu est de Le craindre. Et Le craindre, c'est ne point transgresser Ses lois.
- Je te parle d'amour et tu me parles de loi. Je t'invite à l'essence du Divin et tu t'obstines à mettre des limites à Sa Miséricorde. Les faits ne sont pas si importants à Ses "yeux". C'est le fond de chaque acte qui importe à Son jugement.
- Je ne savais pas que la libido était un déclencheur d'idées théologiques
- Il ne s'agit pas de ma libido. C'est ça ton vĂ©ritable problĂšme. Tu crois simplement que je veux te sauter, un point c'est tout. Mais c'est loin d'ĂȘtre le cas. Je t'appelle Ă  dĂ©passer les textes, la tradition, les lois sacrĂ©es... Je t'appelle Ă  Ă©couter ton coeur
- C'est en écoutant mon coeur que j'ai tout abandonné pour toi
- Cette discussion peut durer des annĂ©es et des annĂ©es. Je ne cherche pas Ă  te convaincre. PlutĂŽt Ă  te rĂ©veiller. Tu as sacrifiĂ© tellement de choses pour enfin se heurter Ă  un amour que tu rends toi-mĂȘme impossible. Mais finalement, je crois que je suis injuste envers toi. Pardonne-moi chĂ©rie, si tu m'as trouvĂ© Ă©goĂŻste. Je n'ai pas le droit de me disputer avec toi Ă  ce sujet. C'est vrai que j'ai envie de toi, depuis toujours d'ailleurs. Il n'y a rien de mal Ă  ça d'ailleurs puisque je t'aime, je te dĂ©sire aussi. Mais je vais te faire une rĂ©vĂ©lation aujourd'hui. Le jour oĂč tu as Ă©tĂ© expulsĂ©e de chez toi Ă  cause de moi, le jour oĂč tout le monde t'a tournĂ© le dos, je suis allĂ© Ă  l'Ă©glise devant la statue du Christ et j'ai fait le vƓu de ne jamais connaĂźtre une autre fille dans la vie si ce n'est toi. Je suis donc condamnĂ© Ă  rester puceau pour la vie, parce que je n'imagine pas trahir une promesse que j'ai faite Ă  JĂ©sus Christ. Encore une fois, pardonne-moi...

Un long moment de silence s'en est suivi. Ramata masquait trÚs mal sa tristesse, et Patrice son désespoir. Il raccompagna sa petite amie chez Rougui, l'amie qui l'héberge depuis deux ans. Ce soir-là en se couchant sur le lit, Ramata savait que Morphée n'allait pas venir. Elle savait que les phrases de sa discussion avec Patrice allaient défiler dans l'obscurité de cette chambre comme des fantÎmes. Elle prit alors son téléphone et rappela son amour de toujours :
- AllÎ chéri... Est-ce que tu peux revenir me chercher.
-Te chercher ? Mais pourquoi ? Chérie, il est deux heures du matin...
- ArrĂȘte de parler et reviens me chercher. Je t'attends devant la porte.

Et elle raccroche le tĂ©lĂ©phone. Moins de trois minutes aprĂšs, Patrice Ă©tait lĂ  devant elle. Cette fois-ci, il n'y avait pas de place pour les mots. L'un et l'autre comprirent ce qui venait de se passer. Patrice prit Ramata dans ses bras. Ils se serrĂšrent trĂšs fort l'un contre l'autre pendant un bon moment avant de se regarder l'un et l'autre en larmes. Ils se dirigĂšrent ensuite dans la chambre de Patrice pour consommer cet amour qui commençait Ă  les consumer... S'en suivirent des prĂ©liminaires accĂ©lĂ©rĂ©s, le flirt rompu de deux jeunes pressĂ©s de se dĂ©barrasser de leurs habits. Et puis vint le moment ultime oĂč Patrice doit passer Ă  l'acte. Les respirations s'arrĂȘtent, le bruit des battements de coeur se fait presque entendre dans cette piĂšce archi noire. Ramata, allongĂ©e sur ce lit s'apprĂȘte Ă  donner tout ce qu'elle a, Ă  l'homme qu'elle croit ĂȘtre celui de sa vie. Elle attend Patrice qui s'arrĂȘte un instant comme pour savourer le moment... Puis descend du lit et Ă©clate en sanglots. Ramata ne comprend pas la scĂšne qui se dĂ©roule devant elle. Elle se relĂšve, se rhabille et allume la lampe.

- Mon amour, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que tu as ?
- Je viens de me rendre compte que tu m'aimes plus que tout. Que tu m'aimes plus que ta famille, tes amies, tes parents, tes croyances, ta foi... Et je ne prendrai jamais cet amour tant que je ne serais pas sûr de l'avoir bien mérité...

L'amour ne se mérite certes pas. Mais avant de le consommer, soyez au moins sûr que c'est le bon partenaire, celui ou celle avec qui vous voulez vraiment partager votre vie...

Par Autrui

(Crédit photo : africeleb.com)


VIDEO SENSATIONNELLE - Il s'appelle Rif et c'est le slameur qui est en train de révolutionner la musique sénégalaise de par la richesse de ses textes. Dans ce morceau dédié à son épouse, il laisse éclater son lyrisme, son coeur s'épanche et la douceur des mots se met à traduire tout l'amour qu'il ressent envers sa belle... Regardez !!!

L'honneur de toute une vie ou le dĂ©shonneur Ă  jamais...Le risque est si grand qu'il n'est pas quantifiable. C'est le poids du monde sur les frĂȘles Ă©paules d'une pauvre jeune fille. C'est sa premiĂšre aube d'aprĂšs mariage et elle sera jugĂ©e non pour ce qu'elle accomplira de bon ou de mauvais dans son futur mĂ©nage, mais pour sa capacitĂ© d'avoir pu garder sa "cage" inviolĂ©e. 

On fut rĂ©veillĂ©s brusquement aprĂšs la priĂšre du Fajr par des bĂȘlements d'un mouton. Des coups retentissent sur la porte de la chambre. Je me lĂšve pour ouvrir pendant que Madame est en position fƓtale, recroquevillĂ©e sur elle-mĂȘme. Je me sens coupable et fautif sur ce coup la. Sa tante paternelle entre en premier avec des chants la glorifiant puis les griots de la famille. J'entends​ les paroles : "Louma Geudieu Guiss Ndaaw, Khalei bou fess teu yeureum ndeyam ;   Laabane Fadiar sa badiene nieuwe sa yaye di maayei"  Les bruits du bongo et des bols accompagnent les chants. Elle n'est pas seule des cantatrices l'accompagnent.

Elle est glorifiĂ©e Ă©levĂ©e devant tout le monde, on loue son Ă©ducation sans faille son respect et surtout sa bravoure pour Ă©chapper aux tentations et aux plaisirs de sa jeunesse. Mais ce n'est une surprise pour personne  :  Yaye dja Ndeye dja dit-on. Tout le monde connait sa mĂšre qui dĂ©barquĂ©e de son village a Ă©tĂ© une femme et une mĂšre exemplaire qui a pu supporter la pauvretĂ© et les accĂšs de colĂšre de son mari. Cela lui est reconnu dans tout le quartier et son nom est connu de partout.


D'ailleurs la voilĂ  qui laisse Ă©chapper des larmes Ă©mue sans doute d'avoir rĂ©ussi avec sa fille dans une pĂ©riode oĂč ses pairs Ă©lĂšvent un enfant seul par refus de paternitĂ© ou d'autres carburent au Norlevo mais ne pensent pas aux MST et enfin ou d'autres prennent les hommes pour des Cartes bancaires ambulantes. La griotte n'en finit pas de lui chanter des Ă©loges.

Je la vois qui mĂȘme avec la douleur se relĂšve pour mieux Ă©couter les conseils qu'on lui distribue. On lui met un pagne sur la tĂȘte. J'avais prĂ©vu cela, heureusement et je distribue tous mes billets. Je suis gĂȘnĂ© et fier car en fait en Ă©levant ma femme on m’Ă©lĂšve, moi son mari et grĂące Ă  cela je lui offrirais le meilleur cadeau au monde  :  mon amour et l'assurance d'ĂȘtre mon unique et seule femme.

Depuis petit j'en rĂȘvais et voilĂ  que c'est la rĂ©alitĂ©. Les petites filles du quartier sont toutes lĂ  aussi admirant leur aĂźnĂ©e. Elles savent maintenant que ce jour pourrait bien ĂȘtre le sien cela Ă  condition de rester chastes.
On m'explique qu'on doit lui faire des bains puis la masser. Ensuite avec des robes amples elle prendra des forces avec du rouyy, du fufu et que d'ici deux jours, elle reviendra.

Je suis l'homme le plus heureux au monde et en attendant je sors aller chercher de quoi faire que cette femme lĂ  qui m'a attendu toute la vie ne manque de rien, ne verse aucune larme et ne soit jamais triste. Je m'efforcerai d'ĂȘtre l'homme parfait pour elle !

Anonyme




MORT DE RIRE - Au lit l’autre soir avec ma femme, la tempĂ©rature montait rapidement. Au moment de passer aux choses sĂ©rieuses, elle m’arrĂȘta et me dit:
- « Non, mon amour, je ne le sens pas bien… »
Puis elle ajouta:
- « Je n’ai pas spĂ©cialement envie, je voudrais juste que tu me tiennes dans tes bras. Tu n’es pas assez en phase avec mes besoins Ă©motionnels de femme pour que j’ai envie de satisfaire tes besoins d’homme ! »
A mon regard ébahi, elle enchaßna :
- « Je voudrais que tu m’aimes pour ce que je suis et non pour ce que je fais pour toi au lit ».
Comprenant que rien ne se passerait ce soir-lĂ , je n’insistai pas et je m’endormis. Quelque temps aprĂšs, comme j’avais des congĂ©s Ă  rĂ©cupĂ©rer, je dĂ©cidai de passer la journĂ©e avec elle. AprĂšs un dĂźner dans un petit restaurant sympa, je l’emmenai dans un grand magasin de mode oĂč je l’invitai Ă  essayer divers vĂȘtements sous mon regard intĂ©ressĂ©. Pendant un long moment, elle essaya tout ce qui tombait sous ses yeux et parada devant moi comme une star. Finalement, deux robes retinrent spĂ©cialement son attention. Comme elle ne savait pas se dĂ©cider, je lui laissai entendre qu’elle prendrait bien les deux. A l’Ă©tage suivant se trouvait le rayon des chaussures : une paire neuve par robe semblait indispensable. Une jolie paire de boucles d’oreilles lui faisait de l’oeil : hop, dans le panier ! Croyez-moi, ses yeux brillaient de plus en plus ! Je la connais, je voyais monter en elle une forme d’excitation indescriptible. Elle voulut mĂȘme me tester, voir jusqu’oĂč j’irais, car elle s’intĂ©ressa aux bracelets de tennis. Elle n’a jamais tenu une raquette, mais bon… Je rĂ©pondis oui. Puis il y eut quelques paires de bas, un foulard, les rayons parfum et maquillage et quelques bricoles. Finalement, elle me regarda avec des yeux pĂ©tillants comme du champagne, et dit :
- « Ca va ĂȘtre cher tout ça, on passe Ă  la caisse ? »
Quand je répondis :
- « Non, mon amour, je ne le sens pas bien… », son visage devint bĂ©at d’Ă©tonnement et sa bouche resta ouverte.
Je lui dis alors :
- « Je n’ai pas spĂ©cialement envie, je voulais simplement te voir habillĂ©e ainsi. Tu n’es pas assez en phase avec mes capacitĂ©s financiĂšres d’homme pour que je puisse satisfaire tes dĂ©sirs d’achats de femme. »
Et comme elle me regardait avec des yeux assassins, j’ajoutai :
« Je voudrais que tu m’aimes pour ce que je suis et non pour ce que je t’achĂšte ! »
Que ça fait du bien…

MORT DE RIRE - Blague du pape

AprĂšs avoir rangĂ© les bagages du pape dans le coffre de la limousine, le chauffeur lui ouvre la porte de la voiture et attend patiemment. Mais le souverain pontife reste sur le trottoir. 

- Pardonnez-moi, Votre SaintetĂ©, dit le chauffeur, mais il faut vous asseoir pour que nous puissions partir…

- J’ai une faveur Ă  vous demander, dit le pape. J’aimerais beaucoup conduire. Au Vatican, ils ne me laissent jamais faire…

Le chauffeur est trÚs ennuyé.
- Je ne peux pas vous laisser faire ça, Votre SaintetĂ©. Je perdrais mon job ! Et que faire s’il arrive quelque chose ?

Mais le pape reste obstinément sur le trottoir et le chauffeur finit par céder.
Il s’installe Ă  l’arriĂšre pendant que le pape prend le volant. Le chauffeur regrette rapidement sa dĂ©cision : aprĂšs avoir quittĂ© l’aĂ©roport, le souverain pontife met la pĂ©dale au plancher et affole le compteur de vitesse.

- Je vous en supplie, Votre Sainteté, ralentissez !
implore le chauffeur trĂšs inquiet. Mais le pape continue jusqu’Ă  ce que des sirĂšnes de police retentissent.

- Mon Dieu, je vais perdre mon permis ! s’Ă©crie le chauffeur. 

Le pape se range sur le cĂŽtĂ© et baisse sa vitre quand le policier s’approche. Mais dĂšs qu’il voit le pape, le policier retourne Ă  sa moto, allume sa radio et dit Ă  son chef qu’il a arrĂȘtĂ© une limousine roulant Ă  cent soixante-dix kilomĂštres/heure.

- OĂč est le problĂšme ? Bouclez le chauffeur ! dit le chef.

- Je ne pense pas qu’on puisse faire ça, c’est quelqu’un de trĂšs important, rĂ©pond le policier.

- Personne n’est au-dessus des lois, dit le chef. 

- Je veux dire réellement trÚs important , insiste le policier.

- Quoi ? C’est le maire ?

- Plus gros.

- Un sénateur ?

- Beaucoup plus gros.

- Bon sang ! Dites-moi qui c’est !

- Je pense que c’est Dieu lui-mĂȘme !

- Vous vous foutez de ma gueule ? Qu’est-ce qui vous fait croire que c’est Dieu ?

- Il a le pape comme chauffeur!
😄😄😄😄😄😄😄😄😄

HUMOUR - Aujourd'hui j'ai vu deux filles qui discutaient et derriÚre elles, il y'avait un mec qui les écoutait attentivement. Moi aussi je me suis approché et j'ai pu entendre ceci:


Fille 1: Ça fait un mois que j'en ai pas vu et ça ne me plaĂźt pas car ça me manque beaucoup.


Fille 2: Ah bon, moi déh le samedi seulement, j'en ai vu un super gros et long, ohh la la la la j'étais tellement content.


Fille 1: Ooohh ma copine, tu me donne une de ces envies là, j'imagine comment t'as écarté les deux tranches pour pouvoir l'insérer entiÚrement, waouww !!!


Fille 2: Et j'aime tant les bouffer comme ça, si seulement on pouvait en trouver en ce moment ce serait magique !!!


À peine cette phrase terminĂ©e, le mec, avec un sourire large jusqu'aux oreilles, montrant ses 32 dents Ă©tait dĂ©jĂ  en position bandĂ©e , il s'avança vers les 2 filles et dit:


Mec: Ça va bien jeunes demoiselles, bon vous m'excuserez mais j'ai entendu toute votre conversation et sachez que je suis disposĂ© Ă  exaucer tous vos souhaits, il suffit juste de dire oĂč et quand vous le voulez .


Fille 1: Waouhh tu as entendu ma copine, ce monsieur va nous acheter de bonnes merguez avec des miches de pains bien chaudes, c'est superrr !!!


AprÚs cette derniÚre phrase de la fille le mec était devenu muet et jusqu'à présent il n'a pas sorti le plus petit mot de sa bouche.


Je vous laisse deviner la moralité de l'histoire dans vos commentaires...


C'est l'histoire d'une jeune fille pleine de vie, mais issue d'une famille trĂšs modeste. Elle doit trouver de petits boulots ça et lĂ , pour aider ses parents Ă  joindre les deux bouts. Un jour elle est engagĂ©e par une riche famille pour entretenir et redonner le moral au fils unique, jeune avocat devenu tĂ©traplĂ©gique aprĂšs avoir Ă©tĂ© fauchĂ© par une moto. Elle s'appelle Louisa et le garçon Will. Il est souvent de trĂšs mauvaise humeur et cela se comprend bien, mais la fille rĂ©ussit aprĂšs quelques semaines Ă  lui redonner goĂ»t Ă  la vie. Pour la premiĂšre fois depuis son terrible accident, elle rĂ©ussit Ă  l'emmener Ă  l'opĂ©ra, en ville et maints autres endroits. Elle rĂ©ussit mĂȘme Ă  le convaincre de la laisser lui raser la barbe. Louisa tombe amoureuse de Will et son sentiment Ă©tait partagĂ© par le garçon scotchĂ© sur son fauteuil roulant. Un jour, assis tous les deux dans le jardin de la grande demeure des parents de Will, le couple se met Ă  discuter et l'avocat dĂ©couvre comment sa petite amie voyait les filles de la classe bourgeoise...
C'est Will qui commence la discussion en se moquant de l'accoutrement de Louisa :


- OĂč avez-vous pris du goĂ»t aussi exotique ?
Quelques semaines plus tard, Louisa dĂ©couvre que Will avait donnĂ© Ă  ses parents six mois avant d'aller en Suisse pour se faire euthanasier. Il avait dĂ©cidĂ©, bien avant de faire la rencontre avec Louisa, de mettre un terme Ă  sa vie. Il n'en pouvait plus de supporter les douleurs atroces et les infections rĂ©pĂ©tĂ©es. Il n'en pouvait plus de regarder la vie se dĂ©rouler autour de lui sans pouvoir bouger le pouce. Elle Ă©tait effondrĂ©e. Elle lui en voulait terriblement de vouloir l'abandonner. Elle a mĂȘme poussĂ© un coup de gueule contre lui :
Mais son amour pour Will était si fort qu'elle ne pouvait pas se permettre de refuser sa derniÚre volonté. Celle de la sentir à ses cÎtés pendant l'euthanasie. Quel terrible supplice sentimental que de trouver du plaisir à assister aux derniers instants de son amour...
Plusieurs jours aprĂšs la mort de Will, une lettre parvint aux mains de Louisa. Elle disait ceci, ou plutĂŽt lui, disait ceci :
"Clark (c'Ă©tait le nom de famille de Louisa), plusieurs semaines se seront Ă©coulĂ©es quand tu liras cette lettre. Si tu as suivi les instructions, tu seras Ă  Paris, sur l'une de ses chaises toujours un peu bancales, sur les pavĂ©s inĂ©gaux. J'espĂšre qu'il fait encore beau. De l'autre cĂŽtĂ© du pont Ă  droite, tu verras l'artisan parfumeur. Tu devrais essayer leur parfum "Papillon extrĂȘme". J'ai toujours pensĂ© qu'il t'irait bien... Il y a certaine chose que j'ai pas pu te dire parce que je savais que l'Ă©motion t'aurait gagnĂ© et que tu ne m'aurais pas laissĂ© finir. Alors, les voici : Quand tu entreras, Michael Lowry (le notaire et ami de Will) te donnera accĂšs Ă  un compte qui contient assez pour te permettre de prendre un nouveau dĂ©part. Je t'en prie, ne paniques pas. C'est pas assez pour que tu passes ta vie Ă  ne rien faire, mais ça devrait suffire pour te libĂ©rer. Du moins, de cette petite ville qui est la nĂŽtre. Vis avec audace Clark, repousses tes limites. Ne t'arrĂȘtes pas ! Portes fiĂšrement tes cols en rayures. Savoir qu'il nous reste des possibilitĂ©s est un luxe. Savoir que c'est moi qui vais t'en offrir, a apaisĂ© quelque chose en moi... VoilĂ , nous y sommes. Tu es gravĂ© dans mon coeur Clark. Tu l'as Ă©tĂ© dĂšs le jour oĂč tu es arrivĂ©e avec ton sourire gĂ©nĂ©reux et tes vĂȘtements ridicules, avec ton humour de deuil, ton incapacitĂ© absolue Ă  dissimuler la moindre Ă©motion. Ne penses pas Ă  moi trop souvent, je ne veux pas que tu sois triste. Mais vis bien ! Vis, tout simplement ! Je serai toujours lĂ  Ă  marcher prĂšs de toi, avec tout mon amour.
Will"


- Quoi, Comment ça ?
- Ça ne peut pas venir d'ici...
- Pourquoi ça ?
- Parce que cet endroit n'est bon que pour les gens qui sont fatigués de vivre...Si la bibliothÚque a un nouvel écriteau : "PriÚre de ne pas déranger", ça crée un événement
- (Rires...)
- Vous devriez vous sauver, aller voir le reste du monde, le séduire avec vos chaussures de farfadet...
- Noooon !!! (Rires)...J'adore ma vie ! Je suis vraiment heureuse...
- Vous ne devriez pas...
- Oooh ! Je devrais faire comme les filles que vous connaissez. Allez à Londres afin d'épouser un lope, feindre d'ignorer qu'il sautera sa secrétaire dans moins de cinq ans et parler en mal de lui dans les soirées, tout en sachant que les frais de divorce lui font trop peur, coucher avec six mois ou six semaines, l'écouter parler de tout l'amour qu'il porte à nos chers enfants, sans qu'il ne fasse le moindre effort pour s'en occuper, avoir une chevelure parfaite, mais le visage pincé à force de toujours dire le contraire de ce que je pense, et devenir maniaque depuis la thÚse et vouloir m'acheter un chien ou un cheval et tomber amoureuse du prof d'équitation... voir mon mari se mettre à la course à pied à quarante ans, s'acheter une belle Harley (Davidson) et savoir qu'il entre au bureau tous les jours en regardant les jeunes hommes et en se disant qu'en bout de ligne, il s'est fait avoir. Finir par le quitter et revenir ici pour donner aux petits une enfance heureuse...
- Wooooowww !!!
- Il y avait beaucoup de femmes divorcés au Café... Désolée !

"J'ai cru que je te ferais changer d'avis...Tu es tellement égoïste. J'ai arraché mon coeur devant toi, je te l'ai offert. Et tout ce que tu trouves à dire, c'est non. Et ensuite, tu viens me demander d'assister à la chose la plus horrible qui soit (Will a demandé a Louisa de l'accompagner en Suisse pour assister à ses derniers instants sur terre). Est-ce que tu te rends compte de ce tu dis. J'aurais préféré ne jamais avoir accepté ce stupide travail. J'aurais préféré ne jamais t'avoir rencontré..." lùcha-t-elle en sanglot avant de partir.




...




Il y a de cela un an. Plus prĂ©cisĂ©ment le 21 septembre 2015, j'ai créé ce blog et l'ai appelĂ© le Blog d'Autrui. Depuis beaucoup de personnes en ont fait le leur. Elles viennent partager leurs joies mais Ă©galement leurs peines, leurs souffrances et leurs passions. Les personnes qui viennent se confier dans ce blog savent l'importance de partager ce qui est Ă  l'intĂ©rieur de soi. Plus que tout, elles savent que leur histoire, si insignifiante soit-elle peut changer le cours d'une autre vie. Demain, le blog soufflera sa premiĂšre bougie. Vous avez Ă©tĂ© plus de 80 000 personnes Ă  venir, soit pour lire, soit pour livrer une partie de vous. Parce que vous savez combien la joie et le bien ĂȘtre d'AUTRUI peuvent influer sur la bonne santĂ© de l'univers entier. Alors prenez cette vidĂ©o comme un piĂštre remerciement pour tout l'intĂ©rĂȘt que vous portez Ă  votre prochain, Ă  AUTRUI tout simplement. C'est peut-ĂȘtre une leçon de vie ou un appel Ă  veiller davantage Ă  celui ou celle qui se trouve juste Ă  cĂŽtĂ© de vous. A bientĂŽt pour de nouvelles histoires et surtout MERCI pour tout !!!


Un jour ou l'autre, tu seras emmenĂ© Ă  faire le choix de ta vie. Et quand ce jour-lĂ  arrivera, tu auras beau avoir toutes les prĂ©dispositions intellectuelles pour tirer ton Ă©pingle du jeu, tu ne pourras pas Ă©chapper Ă  la voie que le destin aura dĂ©jĂ  tracĂ©e pour toi...

Un jour ou l'autre, la chance frappera Ă  ta porte et tu refuseras de lui ouvrir.. Un jour ou l'autre, tu cogneras ta tĂȘte sur le mur de tes propres choix. Les uns et les autres te reprocheront tes convictions, plus que ton entĂȘtement...

Un jour ou l'autre, tu voudras mĂȘme regretter d'avoir empruntĂ© le sens interdit, quand tu t'apercevras que la plupart des gens qui ont pris la voie commune, vivent le plus normalement du monde... AprĂšs tout, tu n'es qu'un ĂȘtre fait de chair et de sang. Il arrive aussi des moments oĂč tu es tentĂ© par une vie tranquille, aisĂ©e et sans ambages...

Seulement, dans ton for intĂ©rieur, tu sais que tu n'es pas comme les autres. Tu as Ă©tĂ© choisi par on ne sait quelle force pour accomplir, on ne sait quelle mission pour le bien d'on ne sait quelle frange du peuple.

Tu sais que t'as pas le droit de tourner le dos Ă  ce destin qui t'a choisi toi parmi tant d'autres semblables. Tu sais que tu ne trouveras jamais le rĂ©confort dans une autre vie que celle-lĂ . Le risque est grand. Tu as sacrifiĂ© tant de choses. Tes parents t'ont peut-ĂȘtre mĂȘme banni, t'as dĂ» faire une croix sur une vie de famille et tu n'as jamais connu le plaisir sensuel d'ĂȘtre en couple...

Tu sais qu'il est trop tard pour revenir en arriĂšre. Tu sais que tu ne pourras jamais ramer vers le passer pour reprendre la barre de ta destinĂ©e et l'orienter Ă  ta guise. T'as pas eu de choix Ă  faire. Tu as Ă©tĂ© choisi. C'est plus fort que toi et cette force qui t'a distinguĂ© de compĂ©tences et talents n'acceptera jamais que tu t'Ă©gares de ta mission. Si tu faiblis, elle sera lĂ  pour doper ta volontĂ©. Si tu tombes, elle trouvera toujours un moyen de te tendre le bras. Et si tu veux abandonner, elle se dressera entre toi et l'Ă©chec pour te rappeler qui tu es...

Parce qu'un jour ou l'autre, on criera ton nom dans les chaudes matinĂ©es de rĂ©volution pour doper le peuple. Et l'histoire se rappellera de toi comme celui qui a changĂ© les choses Ă  un moment oĂč c'Ă©tait loin d'ĂȘtre Ă©vident... Et les gĂ©nĂ©rations qui vont passer aprĂšs toi auront peine Ă  croire qu'un homme comme toi soit dĂ©jĂ  passĂ© sur terre...
Ne l'est pas qui veut, ce type d'individu que l'on appelle hĂ©ros. Alors un jour ou l'autre, si tu remarques les mĂȘmes symptĂŽmes, n'espĂšres pas guĂ©rir.  Tu as certainement Ă©tĂ© choisi pour changer le monde... ou une partie de son histoire.

Par Autrui


C'est la premiĂšre fois que je note ce genre de dĂ©tail sur mon journal intime. NĂ©anmoins, je reconnais que c'est un trĂšs mignon dĂ©tail. En revenant de la Fac cet aprĂšs-midi, j'ai croisĂ© un mec. Soyez-en sĂ»rs, celui-lĂ  n'est pas comme les autres. Son innocence engendre un humour gĂ©nial. De son insouciance se dĂ©gage une audace sans commune mesure.
Je ne fais pas de l'auto-stop. Donc vous comprendrez aisĂ©ment que mon mec n'Ă©tait pas vĂ©hiculĂ©. Je dĂ©teste ĂȘtre abordĂ©e en pleine rue par un garçon. D'ailleurs, je me demande bien comment il s'y est pris pour que je lui accorde un instant. Mais au simple son de sa voix, je me suis retournĂ©e

- Bonjour... Mademoiselle
- Bonjour...
- Vous a-t-on dit depuis le lever du soleil que vous pourriez Ă  vous seule alimenter la terre de lumiĂšre en cas d'Ă©clipse ?
- Merci mon gars. C'est trĂšs gentil de votre part
- Tenez, c'est la premiĂšre fois que quelqu'un me remercie de lui avoir menti...(rires)
- Mais c'Ă©tait un beau mensonge, mon gars. J'ai mĂȘme cru un instant que c'Ă©tait vrai... (rires)
- C'Ă©tait simplement une façon de vous dire que vous ĂȘtes trĂšs belle, mademoiselle
- Ohhh !!! Merci bien. Quelle gentillesse et quelle galanterie
- Oubliez tout ça. Je ne suis ni gentil, ni galant. Dites-moi ce que vous faites dans la vie ?
- Moi ? Suis Ă©tudiante en licence de Droit
- Wawww, ça doit ĂȘtre vachement sympa. Vous voulez devenir avocate ?
- Peut-ĂȘtre bien. Et vous ?
- Eh bien... moi, j'apprends la Vie ici dans la rue. C'est ma cinquiĂšme annĂ©e je pense. C'est une matiĂšre bien plus complexe que le Droit. Croyez-moi. Puisque c'est elle-mĂȘme qui enseigne Ă  ses Ă©lĂšves ses rĂšgles, ses principes, sa nature...DĂšs fois, elle vous met une de ces raclĂ©es dont vous avez beaucoup de peine Ă  vous relever. Mais elle revient pour vous apprendre comment surmonter chaque Ă©preuve... D'autres fois, elle vient vous caresser aprĂšs vous avoir appris Ă  ne pas dormir sur les lauriers qu'elle-mĂȘme vous tresse...
- Waaawwwww !!! Je suis trĂšs impressionnĂ©e. OĂč as-tu appris Ă  parler aussi bien ?
- Ahh, ça y est ! Elle vient de me tutoyer... Est-ce Ă  dire que j'ai gagnĂ© ta confiance, mademoiselle ?
- Baaahhh, disons que tu as fait un pas... (rires)
- OĂč que tu sois sur cette terre, n'arrĂȘtes jamais de sourire.
- Petit coquin, serais-tu en train de me draguer... (rires)
- (rires) Mais je n'oserais pas. J'imagine que les prĂ©tendants, plus sĂ©duisants, les uns, les autres se bousculent au portillon...Quant Ă  moi, je dĂ©teste me faire des illusions. AprĂšs j'ai beaucoup de mal Ă  m'y remettre... (rires)
- Je pensais pourtant ĂȘtre tout ce qu'il y a de plus rĂ©elle. Je ne savais pas que je n'Ă©tais qu'une illusion...
- Rassures-toi, mademoiselle, tu es la plus belle rĂ©alitĂ© qui ait acceptĂ© de me prĂȘter une attention aussi charmante. Merci pour ça !
- Mais je t'en prie, mon petit gars !
- Alors on se dit au revoir ? J'ai dĂ©jĂ  assez abusĂ© de ton temps...
- Mais non. Au contraire, ce fut un instant trĂšs riche pendant lequel j'ai beaucoup appris...Tu permets que je te fasse un p'tit bisou avant de partir.
- (Rires) Non mademoiselle, les gens nous regardent et je suis un trĂšs timide garçon, malgrĂ© les apparences...Donnes-moi ta main, cela suffira !

Et l'on s'est quittĂ© comme ça. Je suis restĂ©e lĂ  Ă  le regarder qui disparaissait petit Ă  petit dans la mĂȘlĂ©e et le vacarme des heures de pointe de Dakar, jusqu'Ă  ce que je ne puisse plus le distinguer... Mon mec d'aujourd'hui Ă©tait un jeune TalibĂ© d'Ă  peine 10 ans...

Par Autrui



Vous l'aimez ? Vous le tenez dans vos bras ? Alors profitez bien de ce moment présent. Parce que personne n'est en mesure de prédire ce qui va se passer dans la seconde d'aprÚs. Ne perdez pas une miette de votre temps, aimez-le comme si vous alliez le perdre aussitÎt aprÚs. Serrez-la fort dans vos bras comme si c'était la derniÚre fois...
Maintenant, vous ne pourrez plus jamais dire que je ne vous ai pas averti. Nous sommes sur terre. LĂ  oĂč tout bonheur ne dure que peu, lĂ  oĂč le malheur, la dĂ©ception, le drame, la tragĂ©die... guettent Ă  tous les coins de rue. LĂ  oĂč le destin n'a qu'une seule et unique fin, les larmes.
AprÚs avoir regardé et surtout bien écouté les belles prescriptions de Meghan Trainor en compagnie de John Legend, vous n'aurez plus le droit de vous apitoyer sur votre sort, quand le monde semblera s'écrouler autour de vous... chers amoureux

Ces choses-lĂ , horribles et insupportables, que nous entendons ne sont que fictions. elles n'existent que chez les autres, dans un monde parallĂšle au notre... jusqu'au jour oĂč elles nous frappent en pleine figure. Alors seulement, nous prenons la pleine mesure de l'horreur vĂ©cu au quotidien par l'autre, du drame qui constitue sa vie, de l'Ă©norme poids qui pĂšse sur ses frĂȘles Ă©paules...ce que je ne pourrais jamais te pardonner, c'est que tu puisses un seul instant penser que je t'abandonnerai, toi qui m'as vĂ©nĂ©rĂ© pendant que tout le monde me piĂ©tinait, toi qui m'as fait me sentir le centre du monde, alors que mon existence passait inaperçue... Je serai Ă  tes cĂŽtĂ©s et il n'existe pas de mal assez immonde pour me sĂ©parer de toi... Quand tu dĂ©cideras de te relever, parce que je sais combien tu es forte, je serai lĂ  !

Si seulement on me demandait, dans les jardins du Paradis, de trouver une raison, une toute petite raison de revenir sur cette maudite terre, je dirais Ă  Dieu que seul ton regard et ton sourire me suffisent comme motivation pour braver les neuf mois de chaleur dans le ventre d'une quelconque dame afin de renaĂźtre. Vous aurez beau vous lever du mauvais pied, passer une terrible journĂ©e, voir l'horizon s'obscurcir et le ciel s'abattre sur votre tĂȘte... Le soir, une fois Ă  la maison, son regard innocent et son sourire pur vous insuffleraient cette force pour repartir revigorĂ© le lendemain...Alors oui, j'aurais bien voulu quitter la tranquillitĂ© du paradis cĂ©leste et renaĂźtre Ă  nouveau pour toi...


Tout ce qu'il faut savoir sur les négociations est contenu dans cette danse, la Tango Milonga...
Au début, ce sont deux ennemis qui s'affrontent
Chacun a quelque chose que l'autre désire
Ils se jaugent l'un l'autre, ils s'observent
Ils évaluent les risques, ils établissent des frontiÚres
Ils se défient mutuellement de les franchir...
Il s'agit lĂ  d'une bataille sensuelle
MĂȘlant la violence et le sexe toujours sur le fil du rasoir
Rien n'est donné qui n'ait été gagné
Rien n'est pris qui n'ait été donné...
Voilà la véritable essence d'une négociation
Ça n'a rien d'une partie de Poker
C'est une Milonga !!!


Jean-Christophe GrangĂ© ne pensait pas si bien dire en affirmant ceci dans Le Passager : "L'Ăąme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les Ă©preuves. C'est une membrane sensible, vibrante, dĂ©licate. En cas de choc, elle reste meurtrie, marquĂ©e, hantĂ©e..."

J'avais tellement hĂąte de rentrer chez moi, ce soir-lĂ  que j'ai pas fait attention. J'avais dĂ©jĂ  Ă©tĂ© ailleurs et... je suis tombĂ© en panne d'essence. C'Ă©tait la veille de Noel. Je me suis garĂ© au bord de la route. Il avait dĂ» neiger plusieurs jours d'affilĂ©. Pas une seule voiture en vue, personne pour venir Ă  mon secours. Il n'y avait que moi et mes cadeaux dans le coffre. Il y a plus de vingt ans dĂ©jĂ ...
Je suis rentrĂ© Ă  pied. C'Ă©tait Ă  une petite dizaine de kilomĂštres. Tout Ă©tait si tranquille. Le froid, et une blancheur immaculĂ©e. Pendant le trajet, je les imaginais toutes les deux chez nous. Le flot des lumiĂšres s'Ă©chappant des vitres, la fumĂ©e sortant de la cheminĂ©e, ma fille assise au piano en train de jouer. La bonne odeur du sapin, du feu de bois et de la dinde qui rĂŽtit dans le four. Je m'en voulais tellement Ă  l'idĂ©e que Noel allait ĂȘtre gĂąchĂ© par ma faute que j'arriverais en retard, j'avais dĂ» laisser les cadeaux dans la voiture... 
Et plus je me rapprochais de la maison, plus je rĂ©alisais le comique de la situation et combien l'histoire les ferait rire : moi qui tombe en panne d'essence. Et j'imaginais combien elles s'amuseraient chaque Noel suivant Ă  raconter l'histoire, la joie qu'elles prendraient Ă  me taquiner... C'est lĂ  qu'enfin, je suis arrivĂ©. J'ai poussĂ© la porte, il y avait du sang partout. Tout ce que j'ai vu, c'Ă©tait du sang. Il n'y avait que ça, du sang partout. Je sens encore l'odeur de son cou, quand je me suis penchĂ© sur elle pour l'embrasser. Je sens toujours la caresse de ses doigts, qui venait effleurer ma joue. Je l'entends toujours me chuchoter des mots Ă  l'oreille...
C'est la raison pour laquelle je ne suis jamais allĂ© Ă  Florence admirer le Ponte Vecchio, seule architecture routiĂšre italienne Ă  Ă©chapper aux bombardements de la DeuxiĂšme Guerre Mondiale. C'est la raison pour laquelle je ne suis jamais allĂ© Ă  JĂ©rusalem, cette ville trois fois sainte : Al Qods pour les Musulmans, JĂ©rusalem pour les ChrĂ©tiens et Yerushalayim pour les Juifs. C'est Ă©galement la raison pour laquelle je ne me suis pas rendu Ă  maints endroits de cette terre oĂč j'aurais tant aimĂ© poser mes pieds, en compagnie de ma petite famille d'alors...


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